Skip to content

Defier l’arthrite quand on est chef cuisinier

Personne ne conteste l’intensité d’une carrière derrière les fourneaux: de longues heures, des répétitifs, du stress de efficiency, des horaires atypiques… C’est pourquoi à 43 ans, Frédéric Hourtin ne s’étonnait pas d’observer son corps fail to l’event.

Les allers-retours dans les escaliers du restaurant où il travaillait à l’époque l’épuisaient quickly. Six doigts of him are crispaient aussitôt qu’il plongeait ses mains dans l’eau froide. La préparation des poissons encore gelés lui faisait le même effet.

Depuis ses 15 ans, il ne vivait que de delicacies. Cette ardour l’a poussé à gravir les échelons un à un des petits rests aux tables gastronomiques de Paris et de Montréal. Sa place de el était là: derrière les comptoirs à apprêter des ingrédients jour après jour. Puis, un matin, la maladie est venue opposite to his plans. Incapable of marching, Frédéric Houtin s’est rendu à l’évidence. I recognized him with a coup de barre: polyarthrite rhumatoïde.

The polyarthrite rhumatoïde is an auto-immune illness ensuing from an assault resulting from errors within the membrane of joints and different tissues by the physique’s immune system.

Public Well being Company of Canada (ASPC)

Il ne le savait pas encore, mais cette maladie auto-immune et inflammatoire allait changer son rapport à lui-même et à sa carrière. The chef s’est refusé d’abandonner sa occupation pour prioritizer le mouvement, aussi difficile soit-il. L’enflure, la douleur et la raideur ont gagné ses articulations of him pour ensuite laisser leurs indelible traces sur ses mains of him. The pilates programs are right here with a bouffée d’air frais dans sa vie de he lui offrant an opportunity to become the nouveau.

Frédéric Houtin developed the tips so as to full the on a regular basis duties within the delicacies of their restaurant. | Photograph : Radio-Canada / Alexis Boulianne

C’est l’amour du metier. Ça ne fait même plus partie d’un métier, ça fait partie de moi, explains Frédéric Houtin. C’est peut-être inconsciemment la peur de si je m’arrête… je vais figer. Tu sens que le mouvement fait bouger les choses. Je me suis dit, je vais me battre contre cette maladie parce que ce n’est pas anodin et que y’a peut-être quelque selected à en tirer.

Quelque selected à en tirer

At 5095 rue Fabre, Frédéric Houtin is tombé sur un laissez-faire vacant for a flower store. Alors qu’il était épuisé par le travail et la maladie, il a voulu réer un house que lui ressemblait où il pourrait jongler plus aisément avec ses limitations de l’im.

Le Sain Bol auvert ses portes in 2010. On the mild of son diagnostics, the proprietor adopted an anti-inflammatory meals routine. Cette nouvelle imaginative and prescient de la nourriture l’a amené à composer un menu s’alignant sur ses choix de él, où les légumes sont à l’honneur. Ses plats de el, faits de produits biologiques et locaux, doivent leurs saveurs aux fermes en périphérie de Montréal.

At 61 years previous, the chef apprivoise toujours la vie avec la maladie. Ses manches de couteaux plus imposants de sui lui permettent de couper les aliments, ses ergonomic comptoirs lui facilitent la tâche et son voisinage de him l’aide à ouvrir ses pots. Certains acts sont devenus trop ardus à réaliser, alors il modifie ses attentes de el. The attribute precision of gastronomy a laissez-faire place à des coupes plus aléatoires. The simplicité to succédé à la complexité dans l’élaboration des menus. The assemblages executed to perfection usually are not plus gages of excellence in his delicacies. Le nuage sombre des concessions s’est vite turned a vent de fraîcheur.

A prognosis of polyarthrite rhumatoïde is right here within the previous occupation of chef Frédéric Houtin, at 43 years previous. | Photograph : Radio-Canada / Alexis Boulianne

Je veux continuer à travailler, mais intelligemment, pas dans la souffrance, dit-il. It appears that evidently the souffrance, à un second donné, tu l’intègres. C’est assez bête, le rapport qu’on peut avoir avec ça, il ya des taux de souffrance que tu acceptes et la souffrance augmente d’un cran, puis d’un autre, puis un second donné tu boites, mais non c ‘est pas ça la vie.

The inexperienced façade and the excessive home windows of the restaurant overwhelm the trottoir, or the regulars greet the chef in march. Les vingt locations du Sain Bol are replissent pour les dîners de semaine et les brunchs du samedi. La delicacies ouverte sur la salle à manger laisse l’impression d’une douce intimité. A premiere for Frédéric Houtin, who handed his profession separated from the clientèle qu’il nourrissait.

Je suis maintenant dans ce que la delicacies doit être. C’est donner et partager. Là, ça a vraiment son sens. C’est comme si je faisais la boucle. – Frederic Houtin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *