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Désillusion, précarité, santé mentale dégradée… Professionnels et étudiants infirmiers ont cherché des options lors du Hub Santé de Good-Matin

Santé mentale degradée, arrêt de formation prématuré… Les étudiants en soins infirmiers sont dans un mal-être physique, psychologique et financier. Sous l’impulsion d’un groupe d’elèves de l’Institut de formation en soins infirmiers de la Croix-Rouge de Good, notamment Thomas Barre (également membre de l’équipe nationale de la Fnesi), le Hub Santé de Good-Matin avait pour thème: “Formation aux métiers de la santé: quels leviers pour un avenir professionnel épanoui?”

Une enquête sur la souffrance des étudiants

In introduction du débat, Mathilde Padilla, president of the Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières (Fnesi), a livré des chiffres édifiants de l’enquête “bien-être”. Réalisée par l’affiliation Fnesi, l’étude a résemblé 11,650 réponses (88% of ladies, 78.5% of 18 to 25 years) on a couple of theme: santé physique, mentale, financier et harcèlement et violences sexistes et sexuelles. “The moitié des étudiants infirmiers declared être souvent ou tout le temps fatigué, 62.3% don’t sleep pas assez, 80% ont déjà des douleursmusculo-squelettiques. C’est un métier physique et il n’est pas facile d’acquérir les bons gestes dès le début”.

Encore plus inquiétant: 61.4% of the scholars declared avoir una santé mentale dégradée et 30% prennent des anxiolytics. Lastly 52% ont des soucis financiers et 58% travaillent dans des établissements (comme aides-soignants) parallel to leurs études. “Ils ont une double casquette, ils sont étudiants et déjà des employés du système de santé.” After the dernière enquête “bien-être” of 2017, the chiffres are clearly aggravés, with +10% in moyenne sur toutes les thématiques.

“Les jeunes ne veulent plus add”

Dans le grand amphithéâtre, étudiants et professionnels ont ensuite commenté son intervention, que n’a pas manqué de faire réagir. “ Oui, il ya une dégradation des circumstances de travail, mais cela dépend des providers. Il est vital de rappeler que la problem de ce métier a toujours été une réalité. Lorsque j’ai débuté, il ya de cela a number of decennies, il y avait parfois un seul infirmier pour tout un service, et on se mettait aussi en hazard”, analyze Christiane Dejoannis, directive des soins de l’hôpital Lenval. Un ressenti partagé par Sandrine Buston, director of the IRFSS Croix-Rouge Good. “Le problème de l’encadrement des jeunes n’est pas récent. A mes débuts dans le métier, le stagiaire devait accepter de faire ce que les infirmiers refusaient de faire. Ce qui a change, c’est qu’aujourd’hui, Les étudiants ne veulent plus add; ils ont envie de dire “non”. »

Autre constat unanimous: les nouvelles générations doivent gérer des conditions de plus en plus complexes au quotidien : “Grâce aux progresses de la médecine, on arriving aujourd’hui à soigner des malades atteints de pathologies très lourdes, qui n’auraient pu être maintenus en vie il ya 20 ans. Mais cela implies des thérapies plus complexes, difficiles à gérer pour un stagiaire. Et les equipes ne sont pas toujours aviles por les aider, sachant par ailleurs qu’elles sont de plus en plus accaparées par l’util informatique. In context I created a mal-être évident”acknowledged Christiane Dejoannis.

Tous les intervenants admettent des lacunes dans la gestion et l’accompagnement des étudiants infirmiers. “Manque d’effectifs dans les établissements où ils réalisent leurs levels, crise Covid, contraintes budgétaires… Tout cela creé des tensions, et les jeunes ne trouvent pas leur place”, states Michel Salvadori, director of the Arnault-Tzanck Institute. Sans oublier qu’ils sont confrontés, comme les autres étudiants, à d’autres difficultés très concrètes. “Ils ont du mal à discover a logement et à financer leurs études. À la pénibilité de la vie étudiante s’ajoute la pénibilité de la vie”, souligne Gérard Durbas, infirmier aux urgences pédiatriques de Good. Dans ce unfavorable context, beaucoup de jeunes abandonnent le cursus de soins infirmiers. “ La première trigger d’arrêt, ce sont les circumstances du stage, la deuxième, c’est la formation théorique et la troisième, c’est la précarité”, resume Mathilde Padilla.

Cette fuete des futurs soignants dessert clairement l’offre de soins, as defined by Guillaume Arlaud, DRH de l’hôpital privé geriatrique des Sources: “A ce jour, il nous manque deux infirmiers de nuit pour pouvoir rouvrir tout un service. C’est une state of affairs difficile pour nos soignants, que ont un vrai sens de l’éthique.”

Quatre leviers pour améliorer les circumstances des étudiants infirmiers

1. A compulsory evaluation plate

The exchanges between elèves et professionnels membres du Hub Santé ont notamment abouti à la nécessité de créer une plateforme d’évaluation des levels. An answer déjà suggérée par la Fnesi au ministère. “Nous avons demandé le développement d’une évaluation systématique et obligatoire de lieux de levels, commente Mathilde Padilla. L’objectif de mettre en place une plateforme nationale que permettrait aux étudiants d’évaluer leurs levels et aux établissements accueillant les étudiants en sciences infirmières d’contribute the enhancements vital for the efficiency plus attractifs. The objectif n’est pas de faire un TripAdvisor du stage, nor d’avoir des mesures punitives. Il s’agit plutôt de faire remonter les remarks et les bonnes initiatives”, specify Mathilde Padilla. Cette plateforme exists déjà pour les étudiants en médecine. Thanks for an « alert » button, you possibly can keep in touch immediately with the formateur référent sans avoir recours à des personnes intermediaries.

2. A contract d’allocation étude

“Pour améliorer l’accompagnement des étudiants, il serait intéressant de mettre en place sur notre territoire le Contrat d’allocations d’études (CAE) which exists after 2020 in Ile-de-France”, urged Guillaume Arlaud, DRH of l’hôpital des Sources. Ce dispositif permet aux établissements de santé ainsi qu’aux établissements et providers medico-sociaux franciliens de verser une allocation forfaitaire aux étudiants en dernière année d’études et inscrits dans les écoles ou instituts de formation en santé related de métiers en pressure (infirmiers, aides-soignants…). In return, the coed is engaged to serve 18 months au sein de l’établissement.

3. Enhance the circumstances and content material of the coaching

“The infirm pupil is especially touched by the précarité. As a result of must revalue the standing and the circumstances of formation. For instance, the renters pay 300 euros greater than the opposite college students of the upper training , notamment à trigger de frais d’inscription complémentaires (wi-fi, achats de livres…)”element Mathilde Padilla, president of the Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières.

As well as, logements and eating places or college libraries are usually not accessible to all college students infirmiers, automobile ils sont souvent located sur des websites délocalisés du campus. Côté formation, c’est le content material même qui devrait être révisé pour aidter une approche plus concrete, in keeping with Gérard Durbas, infirmier aux urgences pédiatriques de Good. “Le métier d’infirmier reste très valorisé, mais il faut également arriver à faire le lien entre les connaissances et la réalité du terrain.”

4. Create a guardian standing in stage

“L’un des leviers pour améliorer les circumstances des étudiants – et résoudre la problematique de pénurie de soignants –, c’est de miser sur la qualité du tutorat et de l’accompagnement: un stage où l’on est bien, c’ est un stage ou l’on revient!”, recommends Thomas Barre, IRSS Croix-Rouge Good pupil and member of the Fnesi nationwide workforce. Guillaume Arlaud, DRH of l’hôpital des Sources, rappelle de façon opportune que la fonction de formateur référent est valorisée, à ce jour, à hauteur de 100 euros brut par mois. Un montant qui peut varier en fonction des établissements, mais qui reste quoi qu’il en soit “inadequate”Selon Frédéric Depiaud, director des soins du Heart Antoine-Lacassagne.

Additionally word: “Il faut former les professionnels à l’encadrement pour qu’ils puissent avoir les bons reflexes. C’est l’une des clefs.” Dans ses propositions au minister de la Santé, François Braun, the Fnesi urged the creation of a veritable standing of guardian of the stage. “Cette personne pourra être choisie en fonction de ses compétences et de ses appétences dans l’encadrement”full Mathilde Padilla.

The Fnesi proposed that the acknowledgment of the tutor or the tutrice soit à hauteur of 300 euros for me, on the urging of different maîtres de stage dans le système de santé. The Fédération additionally urged an aménagement du temps de travail et des heures dédiées à l’encadrement (for instance, one demi-journée per semaine).

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