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Généralisation du SAS : “Je crains qu’on aille dans le mur et qu’on perde des médecins”

Alors that the primary experiments will likely be attended, the service d’accès aux soins (SAS) is appealed to être généralisé dans toute la France in 2023. A prime départ trop hatif, decide the président of the Conférence nationale des URPS* médecins liberaux. dans joins letteril a alerté Emmanuel Macron sur les risques d’une généralisation bâclée. “Il ya tout à reprendre”, I met in garde Dr Antoine Leveneur, who needed a désengagement des médecins au sein d’un dispositif déjà très fragile. entertain

Egora.fr : Le service d’accès aux soins doit être généralisé in 2023, alors qu’aucune évaluation des périmentations** n’a été rendue publique à ce jour. Is that this a mistake?


Dr Antoine Leveneur: Je n’ai jamais vu d’expérimentations qui précèdent une généralisation sans qu’il and ait d’évaluation intermédiaire. C’est déjà une faute en quelque sorte. Par ailleurs, s’il ya certains SAS qui fonctionnent à peu près accurately, ce serait intéressant de savoir remark et pourquoi. Sur le terrain, on se demande si on va être efficaces, opérantes, si nous n’avons pas identifié les freins qui font que d’autres SAS ne fonctionnent pas de façon satisfaisante. C’est cela qui nous préoccupe.

Dans ce climat complicé, imposer des choses à marche forcée ne nous paraît pas productif, au contraire. On va perdre des gens plus qu’autre selected à mon avis.

Do you learn evaluations ont-elles au moins été réalisées sur le terrain ?

A ma connaissance, no. La commande élyséenne était une généralisation depuis le départ. On est passés outre cette section indispensable d’analysis.

Pourtant, vous pointez de nombreux dysfunctionnements, à commencer par le cadre juridique des SAS. Why?

On n’a pas de cadre juridique stabilized. Le mot SAS n’existe pas dans la loi, dans les décretes. Il ya sûrement eu des directions et des circulaires mais ça ne fait pas workplace de loi. Comme souvent, on en parle dans la conference nationale mais en face, il n’y a pas d’existence juridique. Cela peut générer des conflits voire des recours dans le temps… Il already des problèmes qui se posent dans la vie quotidienne: s’il n’y a pas d’existence légale et réglementaire à un dispositif de sort SAS qui en région, ou en département plus precisely, est en capacité d’être employer d’opérateurs de soins non programmés, tout est très bancale. Avant de généraliser, il faut un texte de loi, un décret, qui traite de la query.

La query du statut sous lequel recruiter des assistants de régulation demeure également sans réponse…

For the medical regulation assistants (ARM), they are saying that that is the AMU composante (pressing medical support) that I recruited. Extra lastly sur quels fondements? Traditionally, the Samu recruited from ARM. Les SAS – je le dis tout le temps, ce n’est pas un probleme de Samu ni d’hôpital, c’est un probleme de médecine libérale. Il regroupe deux choses: l’aide médicale urgente et la filière médecine générale. Concernant l’AMU, il y avait des Smur et il y aura toujours des Smur: le SAS ne change rien dans tout cela. En revanche, avoir en journée des régulateurs et des effecteurs libéraux, c’est une nouveauté introduite par le Service d’accès aux soins. On voit nicely that the query du SAS is the place a query is addressed by the medication liberate him. C’est à elle de s’organiser, d’identifier les régulateurs et effecteurs libéraux sur les territoires.

Vous déplorez par ailleurs la faible mise à disposition de créneaux dédiés dans le cadre des projectes pilotes. Remark clarify it? De quelles données disposez-vous ?

Pour nous, il n’y a pas de SAS s’il n’y a pas d’effecteurs. Or on ne s’est pas préoccupés des effecteurs. Les soins non programmés supply partie des missions socles des CPTS. Mais on a besoin d’effecteurs même là où il n’y a pas de CPTS. On n’a rien I defined, on n’a pas I mobilized, knowledgeable, sensitized the médecins généralistes sur ce qui était attendu d’eux, c’est-à-dire qu’ils dégagent des plages de consultations de soins non programmés à la sued du SAS. C’est là où nous avons un gros probleme.

Par ailleurs, il a été dit qu’il y aurait une plateforme nationale de rendez-vous mais elle ne fonctionne pas dans plusieurs régions. C’est un échec industriel. Les généralistes ne peuvent pas s’approprier l’util. Dans ma région (Normandie), nous nous sommes amusés avec l’URML à chercher un généraliste à Avranches: on tombait soit sur un praticien dans le département d’Ille-et-Vilaine soit sur un endocrinologist, non généraliste, à Avranches. La plateforme n’apporte rien sauf de l’énervement et de la confusion. Elle n’est pas mure. Ça fait six mois que le déploiement doit venir, ça ne vient toujours pas.

Touch upon a pu faire ce constat ? On a vu cela grace aux chiffres de la Cnam. Combien and at-il d’actes de soins non programmés (+15 euros) faits par les généralistes? C’est epsilon… Ça veut bien dire que les généralistes ne se sont pas applicable ce dispositif, alors qu’ils font bien des soins non programmés dans leur cupboard tous les jours. Ils ne cotent pas. Why? Parce qu’ils peuvent coter si ça vient du SAS – dans sure départements il n’y en a pas – ou si ça passe par la platforme, qui ne fonctionne pas. CQFD.

The nationwide convention of the URPS a toujours dit qu’elle était d’accord avec le principe de départ du SAS. Mais la déclinaison opérationnelle et les outils juridiques qui encadrent le dispositif… Il ya tout à reprendre. C’est là où l’évaluation aurait été intéressante pour cibler les SAS où il fallait progresser avant de généraliser. Là je crains qu’on aille dans le mur.

Remark faire en sorte que le dispositif décolle ?

Ce n’est pas easy. Il ne vous a pas échappé qu’on est dans un climat professionnel tendu. Mobiliser pour construire d’autres modes d’organisation est aujourd’hui très complicé. Je suis étonné du climat qui se radicalise de plus en plus dans pas mal de départements. La violence verbale est parfois evidente. Je n’avais jamais constaté ça à ce point-là. Dans certains endroits, il ya un mot d’ordre pour se desengager des CPTS et pour faire exploder le SAS. Remark the font ? Ils disent à leurs sufferers qui téléphonent pour prendre un rendezvous ‘Appelez le SAS, faites le 15’. Consequence: the regulation explodes.

Le SAS du Havre – the s’agit d’un projet expérimental qui a près de 2 ans – ne fonctionne pas trop mal mais a été formaté pour 1000 à 1500 appels per day. Extra aujourd’hui, ils sont à 2500/3000 appels per day – notamment du fait de la régulation de l’accès aux urgencies par un passage 15. Resultat : le 15 saturates. Le projet était calibré sur ce nombre de départ et avait prévu tant d’ARM, tant d’OSNP, tant de médecins régulateurs. L’enveloppe budgetaire…

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