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Mes primers pas d’interne en médecine : “Maintenant, c’est moi le médecin”

Début novembre, quelque 9,000 internes en médecine ont fait leur rentrée à l’hôpital. Parmi eux, Sofiène, Ismail and Coraline. Aux urgencies, en anesthésie-réanimation ou en pneumologie, ils ont désormais leurs propres sufferers. De nouvelles responsabilités qui donnent le vertige mais qui marquent aussi les joies de l’internat.

Cela fait maintainant deux semaines que les étudiants en médecine ont débuté leur internat. College students, they don’t seem to be extra vraiment : “I did not arrive pas à me considererer comme médecin, je crois qu’interne, c’est un bon statute, on est des apprentis-médecins“, learn Coraline, 24 years outdated, hospitalized in pneumology in Clermont-Ferrand (63).

“Vous êtes médecins, vous avez des responsabilités à l’hôpital”

Les primers pas des internes, c’est aussi l’objet du documentaire d’Éric Guéret, pressing premieres, in rooms after November 16. After the primary minutes, the chef de service, Mathias Wargon factors out the function of his neo-interns on the Delafontaine hospital in Saint-Denis (93): “Vous n’êtes pas que des étudiants, vous êtes médecins, vous avez des responsabilités à l’hôpital.”

Il ya tout juste deux ans, Amin, intégrait ce service des urgencies en tant qu’interne en médecine générale. On le découvre hésitant les primers jours. “C’est une grosse transition: on le voit, les premières consultations, on n’est pas à l’aise, il faut un temps d’adaptation“, se suvient celui qui est désormais en dernière année d’internat à Bobigny (93).

“Ton affected person”: the mot qui fait passer de l’externat à l’internat de médecine

Sofiène, 28 years outdated, additionally an intern at Médecine Générale, a debutant baby in Toulouse (31), on the ER. After the passage of the ECNs (preuves classantes nationales) in juin dernier, l’internat marque un nouveau départ dans sa vie de futur médecin. “C’est un peu comme si on te donnait, d’un coupe, le volant d’une voiture à pleine vitesse sur l’autoroute, sauf que tu sais que ça ne s’arrêtera pas. On te dit ‘vas-y ‘, avec toutes les responsabilités que ça incombe mais il faut gérer le fait qu’on ne sait pas”, relate-t-il.

A state of affairs qu’il juge à la fois “flippante” et “gratifiante”. “Le primer jour, l’infirmière sues me ce qu’elle devait administrer como antalgique à un paciente. Mon reflexe était de répondre ‘demande au médecin’ mais, c’est moi le médecin !“, s’amuse-t-il.

Le stress, Ismail, 25 years outdated, en a été submergé. “J’ai peu dormi, j’avais plein de questions dans ma tête ‘est-ce que je vais m’tégrer, est-ce que je vais faire bonne impression’. Au début, je tremblais mais l’équipe est cool et she vite shaved me.” Intern in anesthesia-réanimation in Dijon (21), he acquires autonomy in a number of days jusqu’à ce qu’il entende de la half des autres soignants le mot “ton affected person”. “Là, ça marque vraiment la fin de l’externat !”, s’exclame-t-il.

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Le syndrome de l’imposteur: la peur de ne pas être à la hauteur

Coraline voit elle aussi “a mélange of pleasure and stress” in the course of the first days of the web. Cet été, elle a travaillé as faisant-fonction d’interne au sein du même hôpital, une expérience qui l’a mise en confianza earlier than commencing son internat. “Ce qui change avec l’externat, ce sont les responsabilités, d’un coup, on doit seize des selections. Alors, on stresse beaucoup, moi je pensais à mes cours ‘qu’est-ce que je dois eliminer comme pathologie, qu’est-ce que je dois penser à faire absolument…’ Mais il arrive que je seche. Avant, on était l’ombre des internes, maintenant, on ne peut plus se cacher“, trust-t-elle.

Within the documentary pressing premieresles jeunes internes font également half de leurs appréhensions et notamment de leur peur de tuer leur affected person. Pour Amin, c’est un sentiment that partagent beaucoup d’internes: “Quand on fait quelque selected avec devotion, c’est regular d’avoir peur de mal faire. On s’occupe d’êtres humains, pas de dossiers. Je me souviens, j’avais eu une dame qui venait aux urgences pour des douleurs au ventre de ella. Je l’ai laissez repartir avec l’accord du médecin senior, elle est income plus tarde dans la journée, elle faisait une pancreatite. Même si je n’ai pas fait de faute professionnelle automotive elle était secure au second où elle est venue aux urgencies, ça m’a trotté dans la tête, on se demande si on aurait pu faire autrement.

Pour Sofiène et Ismail, c’est the syndrome of the imposteur qui a longtemps trotte dans leur tête. “J’avais l’impression de ne pas être à ma place. When on arrive comme interne, on a des choses qu’on ne sait pas faire, or, on n’a plus le droit à l’erreur. Il ya des moments de doutes où on a du mal à se dire qu’on mérite vraiment notre place. C’est ce qui m’inquiète le plus, ne pas y arriver, être bloqué dans mes erreursIsmail admitted.

Quant à Sofiène, il réalise l’écart entre la théorie des exams et la réalité du métier. “On a des connaissances ultra-pointues mais en fait, on ne sait rien faire, on ne connaît pas le BA.BA. On révise pour un concours mais pas pour notre métier : au début, je ne savais même pas quelle dose d’antalgique prescrire”, reconnaît-il.

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It’s confronted with the truth of the métier de médecin

Even when the internat doesn’t mark the vraiment leurs premiers pas à l’hôpital, les internes découvrent tout de même les difficultés du métier. Within the documentary, Les situaciones difficiles se multiplen mais font partie du quotidien : la barrière de la langue avec des sufferers, le manque de lits, de soignants, les heures passées au téléphone pour trouver une place dans un autre hôpital, les violences sexistes et sexualelles, les sufferers sans domicile fixe…

On comprend qu’on ne soigne pas que des maladies mais aussi les émotions des pacientes. Il faut parvenir à prendre de la distance et dire qu’on n’est pas responsable des malheurs du monde, detaille Amin, avec le recul. Aujourd’hui, voir un corps inerte ne me choque plus parce que c’est médical. J’ai vu des plaies à la hache par contre, et je suis dit ‘mais on est dans Vikings or quoi la ?!’ On study beaucoup en passant par le service des urgencies.”

Travailler son empathie vis-à-vis des sufferers, savoir explicer, rassurer… Un savoir-être qui ne s’apprend pas en cours, au grand remorse des internes. “On the again face of the détresse des familles mais on n’a pas encore de carapace pour se réfugier derrière le côté médicalassociated Coraline.

Ismail mise, quant à lui, sur la communication et n’hésite pas à squeezing his doutes à ses cooks. “On est peu préparé à l’internat et en meme temps, c’est gratifiant et passionnant. Je suis trop content material d’aller au bloc tous les jours. Parfois, on feeling disarmed face aux feelings of sufferers Mais je dis me que s’ils me voient stresser, ils le seront encore plus donc j’essaie de créer une bulle avec le affected person. On I believed that tout ça c’est facile when a physician who has 20 years of expertise, c’est autre selected que de le faire soi-même, de trouver les mots justes.”

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L’internat, faire la médecine qu’on aime

Malgré les difficultés, Sofiène préfère retain her petites victoires: “Il ya des moments où je me chauffeje suis content material d’avoir ajouté un peu d’empathie dans les urgencies”, admet-il en riant. Ce qui compte, c’est aussi d’être effectively entouré par l’équipe de soignants. “I lastly perceive the pursuits that displease me ‘tu vas voir, ça vaut le coup l’internat’: c’est une nouvelle vie, on fait enfin la médecine comme on l’entendc’est très gratifiant.”

D’autres épreuves attendent les internes comme leurs premières gardes ou pour Amin, le début de sa vie de médecin généraliste. “Il faut être courageux, s’accrocher, prendre du plaisirposer des questions et se dire que tout passe dans la vie, tout va bien se passer”, he concluded.

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